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Edito de Mars


Le carême est un temps pour revenir à Dieu par la prière (seul et en communauté), pour écouter sa Parole,
être attentifs à l’autre, à l’Autre. Ne pas faire des choses extraordinaires ; mais faire joyeusement les choses ordinaires. Ne pas vivre un temps en plus, mais un temps en mieux ; que tous nos gestes soient habités par la joie. Nos efforts de carême ne sont pas faits par devoir, mais par reconnaissance de l’amour du Seigneur.
 De dimanche en dimanche, saint Luc nous conduit vers la paix du cœur, la réconciliation ; les appétits de puissance et de succès se transforment en faim et soif de la Parole de Dieu. Le Christ nous aide à servir le Père, à privilégier l’être sur le faire. Redécouvrons la nécessité absolue de donner du temps et de l’espace à la prière. Présentons à Dieu les personnes rencontrées dans la journée ou dans la semaine. Accueillir l’autre comme son frère, c’est établir une relation désintéressée avec lui, offrir une écoute profonde, pleine de respect. Ainsi, les gens sans pouvoir, sans voix et sans vertu seront respectés au lieu d’être jugés, accueillis dans la joie au lieu d’être rejetés avec mépris, regardés avec tendresse et fermeté au lieu d’être lapidés d’un geste ou d’une parole.
Vivons la parabole du partage : avec patience et persévérance, invitons l’égoïste à devenir serviteur, le prodigue à retrouver la fidélité, le stérile à s’ouvrir à la fécondité. Je suis cet égoïste, ce prodigue, ce
stérile ! Le carême est le temps privilégié où l’Eglise sème l’avenir dans les cœurs et les communautés.
« Va, et désormais ne pèche plus ! » : ce sont les derniers mots de l’Ecriture avant la grande semaine, la semaine sainte.

Marc DENAËS, prêtre