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Édito de février


Avec un cœur de père

C’est le titre de la lettre apostolique (parue le 8 décembre 2020) du pape François qui place l’année 2021 sous le patronage de saint Joseph. Il souligne son humilité, sa discrétion, sa confiance, si bien que saint Joseph est pour nous un appui fraternel, un recours paternel, un soutien spirituel.

Je cite notre pape : « Nous pouvons tous trouver en saint Joseph l’homme qui passe inaperçu, l’homme de la présence quotidienne, discrète et cachée, un intercesseur, un soutien et un guide dans les moments de difficultés. Saint Joseph nous rappelle que tous ceux qui, apparemment, sont cachés ou en « deuxième ligne » jouent un rôle inégalé dans l’histoire du salut. » Joseph est un modèle de vie intérieure, un père qui aide à traverser les temps troublés.

« Joseph a su aimer de manière extraordinairement libre. Il ne s’est jamais mis au centre. Il a su se décentrer, mettre au centre de sa vie Marie et Jésus. Il nous enseigne que, dans les tempêtes de la vie, nous ne devons pas craindre de laisser à Dieu le gouvernail de notre bateau. Parfois, nous voudrions tout contrôler, mais lui regarde toujours plus loin. »

En 1870, Pie IX institue saint Joseph « patron de l’Église universelle ». En 1889, Léon XIII le fait « patron des pères de famille et des travailleurs ». En 1955, Pie XII fixe la date du 1er mai comme fête de saint Joseph, en plus du 19 mars. Jean-Paul II le fait « patron du troisième millénaire » et « patron de la nouvelle évangélisation ». Le pape François attire notre attention sur les enjeux d’aujourd’hui : « à notre époque où le travail semble représenter de nouveau une urgente question sociale et où le chômage atteint parfois des niveaux impressionnants, y compris dans les nations où pendant des décennies on a vécu un certain bien-être, il est nécessaire de comprendre, avec une conscience renouvelée, la signification du travail qui donne la dignité et dont notre saint est le patron exemplaire. Saint Joseph ne cherche pas de raccourcis mais affronte ‘‘les yeux ouverts’’ ce qui lui arrive en assumant personnellement la responsabilité. Son silence persistant ne contient pas de plaintes mais toujours des gestes concrets de confiance. »

Marc Denaës, prêtre